ASSERTIF, IVE,
adjectifA. —PHILOS.[Dans la philos. kantienne] Jugement assertif. Jugement qui exprime une vérité de fait (par opposition au jugement apodictique* qui exprime une vérité de droit). Synon. jugement assertorique* ou assertoire (cf. jugement problématique) :
Le Jugement assertif se trouve, sous le rapport de la moralité, au-dessus du Jugement problématique, et au-dessous du Jugement apodictique. (Ac. Compl., 1842)
B. —PSYCHOL. Affirmation, croyance assertive. « Affirmation sincère de l'existence réelle et croyance à cette réalité d'un phénomène imaginaire chez un très jeune enfant. Trait normal de la psychologie infantile et du monde de la pensée puérile. » (Lafon 1963).
Remarque : On rencontre ds les dict. l'adv. assertivement (1re attest. 1409 ds Gdf. Compl. ; suff. -ment2 *). Terme donné comme « vieilli » ds Ac. Compl. 1842, « vieux et inusité » ds Besch. 1845, repris par les autres dict. du xixe s., et par Quillet 1965.
Prononciation
Seules transcriptions ds Littré et DG : à-sèr-tif, fém. tiv' (DG).
— Assertivement. Dernière transcription ds DG : à-sèr-tiv'-man.
— Assertivement. Dernière transcription ds DG : à-sèr-tiv'-man.
Étymologie et histoire
1521 « (d'un mot, d'une proposition) affirmatif, qui affirme » (ap. Granv., Pap. d'Et. I, 185 ds Gdf. Compl. : Iceulx motz sont acertifz, faisant entiere et pleine preuve), attest. isolée; repris ds Ac. Compl. 1842. Dér. du rad. de assertion*; suff. -if*; cf. lat. médiév. assertivus « laudatif » ca 1165 (Vita Karoli Magni, 3, 1 capit. ds Mittellat. W. s.v., 1064, 21).