ARTÉRIOLE
substantif fémininANAT. Petite artère. « Fine branche terminale d'une artère, qui relie cette dernière aux capillaires. » (Méd. Biol. t. 1 1970) :
1. Chaque réseau de capillaires est constitué à partir d'une artériole, apportant le sang, et se résout dans une veinule par laquelle le sang quitte la villosité intestinale. (, Sc. nat., 1960, p. 118)
— P. métaph. :
2. Dans les années qui suivirent les conventions de 1859, les compagnies, disposant en somme du crédit de l'État, trouvèrent facilement l'argent nécessaire pour mettre en exploitation près de 1 000 kilomètres de chemins de fer par an. Tout cela ne représentait encore que les ramifications principales des grandes artères, ce qu'on a appelé le second réseau. Mais le troisième réseau, ces artérioles qui devaient porter la vie dans toutes les parties du territoire, qu'allait-on faire pour le développer? (, Les Trav. publ., 1904, p. 235)
Remarque : Dans l'ex. suiv., Giono confond volontairement les deux accept. que peuvent prendre artère et artériole, ce qui renouvelle l'emploi p. compar. de ces deux mots :
3. ... la révolution [en Piémont] ne l'intéresse pas [Pardi] (...) Ce qui l'intéresse, c'est le mouvement des passions. Il l'a étudié avec une curieuse méthode (...). Il a parcouru, jour après jour, pendant plus de trente ans, à pied, toutes ces artères, artérioles, veines et veinules où a circulé et bouilli le sang révolté. (, Voyage en Italie, 1953, p. 179)
Prononciation
[aʀteʀjɔl].
Étymologie et histoire
1673, 28 févr. (Denis, Neuvième conférence d'apr. P. Gason ds Fr. mod., t. 23, p. 214 : Les Alimens descendent ensuite dans l'Estomac, ils y trouvent une eau acide qui y est apportée par plusieurs petites artérioles). Dér. de artère*; suff. -iole*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 19.
Bibliographie
Bonv. 1969. — Littré-Robin 1865. — Méd. 1966. — Méd. Biol. t. 1 1970. — Nysten 1824.