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ARROSEMENT, subst. masc.
A.− Action de répandre de l'eau sur une chose.
1. AGRIC., HORTIC., vieilli. [Le compl. prép. de désigne le plus souvent des plantes, une terre cultivée] Synon. (canaux d')arrosage :
1. Cette quantité, jointe à l'eau de trois sources qui pouvaient être conduites dans le torrent, produisait une masse suffisante à l'arrosement d'un territoire trois fois plus considérable que la plaine de Montégnac. Balzac, Le Curé de village,1839, p. 229.
a) Action d'irriguer. Canaux d'arrosement.
b) Action d'arroser au moyen d'un instrument à arroser. Synon. usuel arrosage :
2. − Tiens! Voilà ce que je veux! dit-il en m'envoyant son poing dans l'œil. J'eus un éblouissement et m'en allai dinguer au pied d'un marronnier, dans cet espace creux réservé pour l'arrosement des arbres; d'où je sortis plein de boue et de confusion. Gide, Si le grain ne meurt,1924, p. 408.
Fait d'être arrosé :
3. J'avais vu, non sans intérêt, mes fleurs maladives dans ce sol aride, si sensibles tous les soirs au bonheur de l'arrosement, visiblement reconnaissantes. Michelet, L'Oiseau,1856, p. XLII.
Fam. Action de célébrer un événement heureux en versant à boire à ses amis et connaissances (cf. arroser I B 1, arrosage A). Arrosement d'un événement, arrosement des galons de caporal.
Spécialement
CÉRAM. Action d'enduire de glaçure l'intérieur d'une poterie cuite, afin de la rendre étanche.
Rem. Attesté ds Nouv. Lar. ill., Lar. encyclop.
GASTR. Action de verser une liqueur, une essence dans une pâtisserie.
2. [Le compl. désigne un lieu non cultivé] L'arrosement de la voie publique.
B.− P. métaph. Action de répandre quelque chose; fait que quelque chose se répand.
1. Par fig. étymol.; littér., relig. Fait de se répandre comme une rosée :
4. S'il y a jaillissement, s'il y a une source le désert est arrosé. Et s'il y a le génie toute la graduation revient; et les petits et les grands; et les petits et les grands dans la sainteté; et les clients et les patrons; et les pécheurs et les saints. Et l'arrosement de la grâce. Rorate, caeli, desuper. Péguy, L'Argent,1913, p. 1169.
2. Argot
a) JEUX. Action de distribuer de l'argent aux autres joueurs (cf. arroser I C 2).
b) ARM. Bombardement intense (cf. arrosage B 2) :
5. L'armée allemande n'a, semble-t-il, plus qu'à se rendre; elle n'échappera pas, sinon, au massacre, dit-on. Mais il est vraisemblable qu'elle va lutter encore et tâcher, par une ultime résistance, de protéger une retraite et un rembarquement partiels, sous un arrosement meurtrier. Neuf cents tonnes d'explosifs déversés sur Berlin samedi dernier, annonce la radio de Londres. Gide, Journal,1943, p. 219.
Rem. Arrosement, arrosage. Littré fait observer que ,,l'arrosement est naturel ou artificiel : l'arrosement de l'Égypte par le Nil. L'arrosage est un arrosement procuré par l'Industrie humaine : l'arrosage de ces prés à l'aide de conduites d'eau``; Nouv. Lar. ill. remarque que si les deux mots ont le même sens « arrosement » est plus noble que arrosage et s'emploie plutôt au fig. Au sens techn. agric. arrosement est devenu pratiquement inusité.
PRONONC. ET ORTH. : [aʀozmɑ ̃]. 1resyllabe longue ds Gattel 1841, 2elongue ds Fér. 1768, Fér. Crit. t. 1 1787 et Littré. Fér. Crit. t. 1 1787 propose la graph. arrôsement avec ô accent circonflexe. Comme Gattel 1841, il précise en outre que r se prononce ,,forte``.
ÉTYMOL. ET HIST. − Mil. xiies. « action d'arroser, irrigation » (Psautier Cambridge, Fr. Michel, Paris, 1876, XLI, 1 : Sicume la petite aire est aparaille as arusemenz des ewes, issi feiterement la meie aneme est apareille a tei, Deus). Dér. de arroser*; suff. -ment1*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 27.
BBG. − Bach.-Dez. 1882. − Bouillet 1859. − Chabat t. 1 1875. − Dub. Dér. 1962, p. 29. − Privat-Foc. 1870.