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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ARRIMEUR, EUSE,

substantif
MAR. Celui qui est chargé d'effectuer ou de surveiller l'arrimage à bord d'un navire :
1. Il [sieur Clubin] était arrimeur habile, gabier méticuleux, bosseman soigneux et connaisseur, timonier robuste, pilote savant, et hardi capitaine. (Hugo, Les Travailleurs de la mer, 1866, p. 112)
2. ... il [Barrada] s'était fait arrimeur de navires, un métier très lucratif, paraît-il, où il utilisait à merveille sa grande force et son instinct du débrouillage. (Loti, Mon frère Yves, 1883, p. 397)
— Spécialement
1.DR. MAR. Arrimeur-juré. Expert qui, dans les ports de mer, est patenté pour surveiller la qualité de l'arrimage à la demande du capitaine (cf. Lar. 19e -Lar. encyclop.).
2.AVIAT. NAVALE. Personnel chargé de l'entretien des appareils à l'exclusion des moteurs réservés aux mécaniciens (cf. Gruss 1952).
3.TECHNOLOGIE
• Arrimeur d'ardoisières. « Ouvrier qui assemble les ardoises taillées pour en faire des lots suivant dimensions. » (Mét. 1955).
• Arrimeuse de sardines. « Manœuvre spécialisée de la conserverie chargée de ranger les sardines dans leurs boîtes. Appellation en usage dans le Finistère. » (Mét. 1955).
Prononciation
[aʀimœ:ʀ].
Étymologie et histoire
1398 nov., « celui qui arrime » (Ord. VIII, 304 ds Gdf. Compl. : Règl. pour les arrimeurs de la vic. de l'eau de Rouen). Dér. de arrimer*; suff. -eur2 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 4.
Bibliographie
Barr. 1967, p. 33. — Cap. 1936. — De Gorog 1958, § 3. — Gruss 1952. — Jal 1848. — Le Clère 1960. — Mét. 1955. — Soé-Dup. 1906. — Will. 1831. — Zastrow 1963, p. 430.