ANTI(-)RÉPUBLICAIN, AINE,(ANTI RÉPUBLICAIN, ANTI-RÉPUBLICAIN)
adjectif et substantifI. —Adj. Qui est opposé ou contraire à la république, aux républicains, ou à l'esprit républicain :
1. Il [Christophe] parlait au représentant d'un journal conservateur, qui lui prêta sur-le-champ des déclarations antirépublicaines. (, Jean-Christophe, Les Amies, 1910, p. 1097)
2. À ma profonde consternation, l'œuvre en poussant a pris un caractère réactionnaire et antirépublicain sur lequel il n'y a plus à se méprendre, ... (, Correspondance, [avec A. Gide], 1899-1926, p. 121)
— En constr. impers. :
3. Il est antirépublicain, dit le président, de porter des armes dans une réunion d'hommes libres. Et il ordonna de déposer aussitôt les fusils et les piques dans la ci-devant sacristie. (, Les Dieux ont Soif, 1912, p. 114)
Remarque : 1. Attesté ds la plupart des dict. gén. du xixe et du xxe siècle. 2. 1re attest. 1793 (Bull. des amis de la vérité, n° 9 ds Frey, p. 140 : pantomimes antirépublicaines); dér. de républicain*, préf. anti-*.
II. —Emploi subst. Personne qui est opposée à la république, aux idées républicaines ou à leurs partisans :
4. Chose curieuse que les deux plus grands génies de ce temps, Balzac et Gavarni, aient été des anti-égalitaires et des anti-républicains, les souteneurs de formes différentes du passé. (, Journal, 1859, p. 643)
Remarque : 1. Attesté ds Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Guérin 1892. 2. Certains dict. mentionnent le subst. dér. antirépublicanisme « doctrine ou attitude antirépublicaine » (cf. Lar. 19e, Quillet 1965).
Prononciation et orthographe
[ɑ̃tiʀepyblikε̃], fém. [-kεn]. Passy 1914 transcrit une durée mi-longue pour la 1re syllabe du mot. Les dict. gén. écrivent le mot sans trait d'union (cf. cependant ex. 4).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 8.
Bibliographie
Dub. Pol. 1962, p. 109, 147, 149.