ANOX(H)ÉMIE, (ANOXÉMIE, ANOXHÉMIE)
substantif fémininMÉD. Réduction du taux d'oxygène contenu dans le sang et qui entraîne l'anoxie (cf. G.-H. Roger ds [F. Widal, P.-J. Teissier, Nouv. traité de méd., fasc. 4, 1920-24, p. 232]) :
Quittant le domaine de la neurologie, il [Claude Bernard] s'est intéressé aux effets du choc traumatique et à ceux de la respiration en atmosphère confinée, anticipant dans ce dernier domaine sur les travaux que ses contemporains Arsène d'Arsonval et Paul Bert ont consacrés à l'anoxémie. (, Hist. de la méd., 1963, p. 669)
Remarque : Attesté ds la plupart des dict. gén. du xixe et du xxe siècle à partir de Lar. 19e sous la vedette anoxémie.
— Spéc. Épreuve d'anox(h)émie. « Épreuve consistant à faire respirer un malade, pendant 20 minutes dans une atmosphère pauvre en oxygène (10 % d'O). En diminuant temporairement l'oxygénation du myocarde, cette épreuve peut faire apparaître passagèrement, en cas d'insuffisance coronarienne, des anomalies de l'électrocardiogramme qui n'existent pas dans les conditions normales. » (Garnier-Del. 1958).
Dérivés
Anoxémique
adjectifPrononciation et orthographe
[anɔksemi]. — On peut trouver la graph. anoxhémie avec un h, cf. G.-H. Roger (F. Widal, P.-J. Teissier, Nouv. traité de méd., fasc. 4, 1920-24, p. 232).
Étymologie et histoire
1866 pathol. (Lar. 19e). Composé du rad. de oxygène* avec suff. -(h)émie* et préf. privatif an- (a-2 *).
Bibliographie
Bonv. 1969. — Duval 1959. — Galiana Astronaut. 1963. — Garnier-Del. 1961 [1958]. — Lafon 1969. — Lar. méd. 1970. — Littré-Robin 1865 (et s.v. anoxémique). — Méd. 1966. — Méd. Biol. t. 1 1970 (et s.v. anoxémique). — Porot 1960.