ANNIHILANT, ANTE,
participe présent et adjectifI. —Part. prés. de annihiler*.
II. —Emploi adj.[En parlant d'une action, d'une influence, etc.] Qui réduit à rien. Synon. destructif, négatif :
1. Je lui répondis [à Moréno] que c'est l'esprit de sacrifice qui est bien la chose qu'il faut le plus détester, la plus destructive, la plus annihilante. (, Journal littér., 1, 1893-1906, p. 108)
— En partic.,dans le vocab. de la mystique :
2. Non, s'anéantir n'est en vérité autre chose que se « soumettre à la puissance » et s'« assujettir » à l'esprit de l'homme-Dieu; qu'adhérer à son état; que le laisser « s'approprier » tout ce que nous sommes, et « en prendre l'usage »; que se perdre et se retrouver en lui. Si bien que de ces deux séries de formules, la première toute négative, en apparence et annihilante — « se détruire » —; la seconde, positive et enrichissante — « s'offrir à l'appropriation divine » — on peut librement commencer par la première ou par la seconde, l'une et l'autre n'exprimant en effet qu'une même chose. (, Hist. littér. du sentiment relig. en France , t. 3, 1921, p. 373)
Remarque : Attesté ds Lar. 19e -Lar. 20e.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 12.
Bibliographie
Mat. Louis-Philippe 1951, p. 69, 239.