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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ANGELET, ETTE,

substantif
Vx, rare
A. —Subst. masc. Petit ange. Synon. angelot* :
1. Semblable à quelque angelet familier, la petite Julie, en chemise, est sur son lit agenouillée; au chevet du lit, baignant dans la clarté de la lampe, Véronique et Marguerite à genoux toutes deux; ... (Gide, Les Caves du Vatican, 1914, p. 700)
— P. ext. Petit enfant (qui deviendra un ange au ciel) :
2. Et chaque soir un « angelet » qu'il fallait porter au cimetière... (P. Arène, Vers la calanque, 1896, p. 132)
B. —Subst. fém.[S'applique à une jeune fille] :
3. [Mme d'H., à ses servantes : Le ministre] faisait une mine; si vous l'aviez vu, angelettes ! (Esparbès, Les Derniers lys, 1898, p. 270)
Remarque : 1. S'employait par affection ou par mignardise. 2. Besch. 1845, Lar. 19e, Nouv. Lar. ill. mentionnent parallèlement la forme angelotte.
Prononciation
[ɑ̃ʒlε].
Étymologie et histoire
1223 « petit ange » (G. Coincy, Miracles de la Vierge, éd. Poquet, 561, 189 ds T.-L. : Li las enfes, li clerçonnez Simplement, comme uns angelez, Le juif suit en sa meson), très en usage au xvie s. — pour désigner l'Amour : 1575 (Buttet, L'Amalthée, 51 ds Hug. : l'angelet Cupidon) — pour désigner une femme aimée : angelette (Ronsard, Amours de Cassandre, éd. Marty-Laveaux, I, 68, ibid.); disparaît jusqu'au xixe s.; 1838 angelet « petit enfant » (Chateaubriand, Congrès de Vérone); 1898 angelette fam. terme d'affection pour désigner des jeunes filles, supra ex. 3. Dér. de l'a. fr. angele (ange*); suff. -et*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 1.