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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ANALOGISTE

substantif masculin
Personne qui procède par analogie :
1. J'ignore si quelque analogiste a établi solidement une gamme complète des couleurs et des sentiments, ... (Ch. Baudelaire, Salon de 1846, 1846, p. 109)
Remarque : Attesté seulement ds Lar. 19e, Nouv. Lar. ill. et Lar. Lang. fr.
— LING. (gramm. anc.). Grammairien qui, dans la déclinaison, la conjugaison et la formation des mots, n'admettait que l'analogie et repoussait toute anomalie, c'est-à-dire l'exception (d'apr. Lar. encyclop.) :
2. Les Analogistes grammatistes prétendent découvrir sous la forme de l'M les deux organes nécessaires à la prononciation. (Ragon). (Lar. 19e , 1866)
Remarque : Le subst. corresp. analogisme est attesté avec les sens suiv. : a) « Raisonnement fondé sur l'analogie ou la comparaison des rapports qui existent entre plusieurs objets. L'analogisme est le seul guide que nous ayons pour parvenir à la connaissance d'une maladie nouvelle » (Nysten 1814); b) Abus de l'analogie (attesté ds Ac. Compl. 1842, Lar. 19e, Guérin 1892, Nouv. Lar. ill.).
Prononciation
Analogisme : [analoʒism].
Étymologie et histoire
1846, supra. Dér. sur le rad. de analogie*; suff. -iste*. À rapprocher du gr. ἀναλογιοτικός « qui enseigne l'analogie » (ca 200 apr. J.-C. Sextus Empiricus, M., 2, 59 ds Bailly).
— Analogisme, 1740 (Trév.).
Statistiques
Fréq. abs. litt. : 1.
Bibliographie
Bél. 1957 (s.v. analogisme). — Fér. 1768 (s.v. analogisme). — Littré-Robin 1865 (s.v. analogisme). — Nysten 1824 (s.v. analogisme).