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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ANÉANTI, IE,

participe passé et adjectif
I. —Part. passé de anéantir*.
II. —Adj. Qui est dans un état d'anéantissement :
1. Ah! ne plus être ainsi divisé, demeurer impartible, avoir l'âme assez anéantie pour ne plus ressentir que les douleurs, ne plus éprouver que les joies de la liturgie ... (J.-K. Huysmans, La Cathédrale, 1898, p. 150)
— Qui traduit l'anéantissement :
2. Je vais ce matin rendre visite à la princesse (...). Elle est assise, dans une pose anéantie, sur le canapé du fond du petit salon précédant sa chambre à coucher. Ses paroles, dites d'une voix éteinte, sont coupées par de longs temps. (E. et J. de Goncourt, Journal, 1892, p. 253)
— Emploi subst., rare. Malheureux, abandonné :
3. Chaque époque a son langage, j'allais dire son jargon. Les personnes dont s'occupait le Père Milly étaient parmi les anéantis, les abandonnés, et s'en trouvaient bien. (J.-Green, Journal, Le Bel aujourd'hui, 1955-58, p. 254)
Prononciation
Seule transcription ds Littré : a-né-an-ti, tie.
Statistiques
Fréq. abs. litt. : 852. Fréq. rel. litt. : xixe s. : a) 1 654, b) 1 198; xxe s. : a) 1 300, b) 787.