ALPE
nom1. Pâturage d’altitude.
« Arrachez à leur pays ces deux espèces de moutons, transportez-les en Suisse ou en France : le mouton de montagne y paîtra séparé, quoique dans une prairie basse et touffue ; les moutons de plaine y paîtront l’un contre l’autre, quoique sur une alpe. » (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, première partie)
« Un pont trapu, jeté sur le gouffre où mugissent les eaux de fonte, donne accès à l’alpe de Nant-Bourrant, reposante oasis dans le tumulte des forêts. » (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 177)
« Ils avaient tout naturellement pris l’habitude de renvoyer cette sommité à ce qu’elle dominait, autrement dit à l’alpage qu’ils exploitaient, leur alpe (arp ou aup) ou leur montagne. » (Hubert Bessat, Claudette Germi, Lieux en mémoire de l’alpe: toponymie des alpages en Savoie et Vallée d’Aoste, 1993)