ALENTOUR
nom1. Littéraire. Espace proche.
« Là, Musa, l’œil ouvert, superbe d’indolence, Contemple l’alentour avec l’indifférence. » (Gustave Mathieu, Parfums, chants et couleurs : Le Réveil de Musa, Imprimerie Louis Perrin, Lyon, 1873, page 6)
« La paupière pesait et une sacrée saloperie de douleur me tirait l’alentour des bras – on se fait vieux – mais je tourne l’abreuvoir et, au lieu de monter chez nous dans la grange neuve, je vais chez lui. » (Jean Giono, Un de Baumugnes, Grasset, 1929)
« Dans l’alentour j'ai vu des petits groupes à cheval, à pied qui s’éloignaient. » (Louis-Ferdinand Céline, Guerre, Gallimard, circa 1934, édité en 2022, page 27)
« Si on avait la faculté de voir le pays de haut comme on le voit peut-être d’avion ou comme le voit Dieu le Père, on serait intéressé par une couleur tendre qui peint l’alentour de ces maisons humaines et qui, à mesure qu’on descend vers le sud, élargit et finit par prendre une très grande importance. » (Jean Giono, « Arcadie ! Arcadie ! », 1953, dans Provence)
2. Fond décoratif autonome sur lequel se détache le sujet central de certaines tapisseries.