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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ALABARCHE, ALABARQUE,

substantif masculin
HIST. ANC. Titre du magistrat suprême des Juifs d'Alexandrie désigné aussi par les écrivains grecs du nom d'ethnarque et de génarque :
... on vit les fonctions de procurateur confiées à un Juif, à ce Tibère Alexandre (...) fils de l'alabarque des Juifs d'Alexandrie... (E. Renan, Hist. des origines du Christianisme, Les Apôtres, 1866, p. 252)
• Préposé des douanes et percepteur d'impôts dans certains états grecs de l'Orient et notamment dans l'Égypte des Ptolémées. (Attesté uniquement ds Nouv. Lar. ill. et ds Lar. encyclop.).
Remarque : Besch. 1845 enregistre en outre, pour l'hist. anc., le sens de « Receveur des droits pour l'entrée des bestiaux ». Selon ce dict. et Ac. Compl. 1842, la fonction ou dignité de l'alabarche est l'alabarchie.
Prononciation et orthographe
1. Dér. et composés : alabarchie. 2. Hist. — Besch. 1845 : alabarque ou alabarche (cf. aussi Guérin 1892 et Lar. 20e); Nouv. Lar. ill. : alabarque ou alabarche ou arabarche. Besch. 1845 précise que le mot est masc. et « non féminin comme l'indiquent par erreur la 10e édit. de Boiste et Nap. Landais. » Besch. 1845 et Lar. 19e réservent une entrée à l'adj. alabarchique qui fait partie de la famille de alabarque.
Étymologie et histoire
1752 hist. anc. (Trév.). Empr. au gr. ἀλαβάρχης « préposé aux écritures, d'où intendant; par suite, magistrat suprême chez les Juifs d'Alexandrie » attesté dep. Josèphe, Antiquités judaïques, 18, 8, 1 ds Bailly.