AGNELET, ETTE,
substantifA. —Vx, littér. Petit agneau :
1. On trayait la brebis pendant que l'agnelet, Je pense, mis à part, dans l'étable bêlait. (, Les Géorgiques chrétiennes, Chants 3-4, 1911, p. 19)
2. Toutes les créatures de l'année : les veaux, les jeunes volailles, les agnelets batifolaient au soleil et croissaient de jour en jour tout comme le foin et l'orge. (, Maria Chapdelaine, 1916, p. 246)
Remarque : Ac. 1835 et 1878 notent que le terme est « vieux ». Ac. t. 1 1932 reprend le terme sans mentionner l'usage. Le terme est surtout connu parce qu'il a nommé un personnage de la Farce de Pathelin, type de paysan roué et faussement innocent.
— Fam.[En parlant d'un tout jeune enfant] :
3. ... bientôt il se rassura, le menu poupon, l'aimable miniature, et sourit; tout en souriant, il montrait, ô miracle! ses mignonnes et rouges gencives encore sans dents. Saintes et saints d'outre-bleu! qu'il faisait plaisir à voir, à toucher; on le tripotait doucement, on le regardait à pleines prunelles, et c'était à qui le mangerait de baisers, cet agnelet, bavant comme un limaçon, sur ses molles coquilles de coton et de laine... (, Ompdrailles, 1879, pp. 132-133)
B. —NUMISM. Monnaie qui valait la moitié d'un Agnel (cf. agnel ex. 3).
Remarque : Sens mentionné ds Boiste 1834, Ac. Compl. 1842 qui renvoie à agnelin, Besch. 1845, DG, Quillet 1965 et Lar. Lang. fr.
Prononciation
[aɳəlε], fém. [-εt].
Étymologie et histoire
1. 1177 « petit agneau » (Chevalier au Lyon, 5278, éd. Foerster ds T.-L. : Si le pöissent tot porfandre Ausi com un aignelet tandre);
2. 1356 « monnaie d'or dite aussi agnel* » (Edit du 12 mars 1356 ds Du Cange t. 5 p. 468b s.v. moneta : [Iidem qui] Petits Aignelez [vocantur]). Dér. de agnel*, anc. forme de agneau*; suff. -et*.
2. 1356 « monnaie d'or dite aussi agnel* » (Edit du 12 mars 1356 ds Du Cange t. 5 p. 468b s.v. moneta : [Iidem qui] Petits Aignelez [vocantur]). Dér. de agnel*, anc. forme de agneau*; suff. -et*.
Statistiques
Fréq. abs. litt. : 8.
Bibliographie
Bél. 1957. — Boiss.8. — Lew. 1960, p. 32.