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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

AFFÛTAGE1

substantif masculin
I. —Vx. Action de disposer quelque chose; résultat de cette action.
A. —CHAPELLERIE. Façon que le chapelier donne à un vieux chapeau (cf. Chesn. 1857).
B. —PAPET. Châssis des formes.
Remarque : Attesté ds Besch. 1845, Lar. 19e, Nouv. Lar. ill. et ds Chesn. 1857.
II. —TECHNOL. Action d'ajuster un outil à son fût (cf. affûter1 I B 3) :
1. Le support d'affûtage (...) permet d'affûter des outils en donnant un angle de coupe bien déterminé. (R. Champly, Nouvelle encyclopédie pratique, t. 13, 1927, p. 16)
III. — Ensemble d'outils ajustés :
A. —MENUIS. « Collection des outils composés d'un bois nommé fût et d'un fer ajusté. » (Besch. 1845); (cf. affûter1 I B 3).
— « Assortiment de tous les outils nécessaires à l'ouvrier » (Jossier 1881). « L'affûtage d'un charpentier, d'un menuisier, d'un maçon. » (Jossier 1881).
Remarque : Ces outils primitivement payés par l'ouvrier, lui étaient plus récemment offerts au moment de son embauche.
B. —P. ext.
1.Vx. Ce qui est donné à l'ouvrier au moment de son embauche.
2.ÉCON. « Taux d'affûtage, salaire horaire d'un ouvrier lors de son embauche et de ses augmentations successives; salaire horaire sur lequel est calculée une éventuelle prime au rendement. » (Lar. encyclop.) :
2. Le salaire comprend généralement : A) Un salaire de base ou d'affûtage, qui est une donnée spécifique de la position personnelle de l'individu dans le corps social. Il correspond lui-même : d'une part, à un salaire minimum fixé, soit par les conditions générales du marché du travail local, soit par des mesures étatiques ou professionnelles, à l'effet d'assurer un certain standard de vie à l'ouvrier; d'autre part, à un complément, fonction de la qualification de la main-d'œuvre, et destiné à faire entrer en ligne de compte, dans le cadre du métier, la capacité de l'homme, son grade, éventuellement son ancienneté. (R. Villemer, L'Organisation industrielle, 1947, p. 132)