ACQUISE
substantif fémininA. -Acquisition.
Si dirons qu'il la nous adjuge Com nostre acquise (Mir. ev. arced., c.1341, 138 )
Comme debas et controversie fussent meu (...) sur ce que li dit eschevin disoient et maintenoient estre en bonne possession et saisine d'avoir le court et cognissance, pugnicion et correction et retour de court de tous leurs bourgois, subges, manans et habitans, couchans et levans en le juridicion et jugement de la dite ville de Douay et que de ce avoient usé, goy et possessé de tel temps qu'il n'estoit memoire du contraire ou au moings de tel tamps qu'il pooit et devoit souffire à boine possession ou acquise (Vie urbaine Douai E., t.4, 1354, 359 )
Se du Datif vous avés quelquechose, Chascun scet bien qu'elle est bien vostre acquise (, Doctr. temps prés. W., 1466, 100 )
Jugement de dame Mahoult, la feme le segneur Jehan de la Court, d'une pairt, et de Annatte, sa serorge, maimbour ledit segneur Jehan, d'autre pairt, que dit que, se aulcun segneur donne par lettre .XX. lbz. de tere sur sertain heritaiges et aprez crante ton pere que, quant il averait en ladite tere prin .XL. ou .LX. lbz., qu'il doit donner lez lettrez a alcun de ces hoirs en heritaige ; et il avient que ton pere muert devant qu'il i ait rien de celle somme prinse, ladite somme eschiet az maimbours, ne ne (l) i puelt la femme ton pere rien avoir, com pour dire : ' C'est en maniere d'acquize que mon marit a fait a mon temps ; je i doie avoir la moitiet'. (Jug. maître-échev. Metz S.M.S., t.1, a.1494 [1336], 137 )
B. -Conquête (?).
Les histoires de Romme devisent bin la guise De tot che que Julius conquist, mains ma porquise, Ne ma droite matere que je ay chi comprise, Riens n'affiert à cel feit de Romme et de l'aquise [Éd. : 'De Rome et de ses conquêtes ou acquisitions ?'] (JEAN D'OUTREM., Geste Liège B.B., t.1, a.1400, 605 )