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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ACIDULÉ, ÉE,

participe passé et adjectif
I. —Part. passé de aciduler*.
II. —Adjectif
A. —Cour. Légèrement acide.
1. Par nature :
1. Les baies [de l'airelle ponctuée] ont un gout acidulé très agréable. (J.-J. Baudrillart, Nouveau manuel forestier, trad. de Burgsdorf, 1808, p. 355)
2. Par suite d'un traitement chimique :
2. ... les ouvreuses (...) proposent leurs bonbons acidulés aux spectateurs. (J. Green, Journal, 1934, p. 208)
3.Au fig., légèrement péj.[En parlant de paroles ou de musique] :
3. Puis, d'une voix tout de suite familière et légèrement acidulée néanmoins d'impertinence : — Bonjour, cher... (J. Richepin, L'Aimé, 1893, p. 42)
4. Il semble que leur oreille [aux 24 violons] se soit réjouie d'accords légèrement acidulés, piquants et aigre-doux. (J. Écorcheville, Vingt suites d'orchestre, 1906, p. 80)
Remarque : 1. Pour l'oppos. acidulé/acidule, cf. ce dernier. 2. P. oppos. à acide, l'emploi fig. de acidulé n'est que légèrement péj. : il indique une impression fugitivement agréable, mais superficielle en bien (ex. 4) comme en mal (ex. 3).
B. —CHIM. Légèrement acide (cf. acide adj., terme de chim.).
5. La déroche [pour l'argenture] s'opère dans un bain... d'eau acidulée au dixième à l'acide sulfurique;... (H. Fontaine, Électrolyse, 1885, p. 109)
Prononciation
Enq. : /asidyle1/.
Statistiques
Fréq. abs. litt. : 35.