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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ACCOSTÉ, ÉE,

participe passé et adjectif
I. —Part passé de accoster*.
II. —Emploi adj.
A. —[En parlant gén. d'une pers.]Accosté de + subst. Qui a à côté de soi.
1.Fam.[Le compl. désigne une pers.] :
1. J'ai fait tout ce voyage accosté d'un brave notaire de province qui a son officine dans je ne sais plus quelle petite ville du midi, et qui va passer ses vacances à Bade, ... (V. Hugo, Le Rhin, 1842, p. 350)
2. Au moment le plus solennel, le grand-prêtre, debout sur le dernier degré, devant le tabernacle, accosté à droite et à gauche de deux diacres ou pastophores, élevait le principal élément du culte, le symbole du Nil fertilisateur, l'eau bénite, et la présentait à la fervente adoration des fidèles. (G. de Nerval, Les Filles du feu, Isis, 1854, p. 652)
2.Vx.[Le compl. est un inanimé] :
3. Tout à coup, après avoir passé une vieille porte cochère du temps de Louis XIII, en pierres noires, accostée d'un grand puits revêtu d'un appareil de madriers, la voiture a débouché dans une petite place triangulaire entourée de maisons d'un seul étage blanchies à la chaux, avec deux arbres rabougris gardant une porte dans un coin. (V. Hugo, Le Rhin, 1842, p. 24)
4. Le munster de Strasbourg a près de cinq cents pieds de haut. Il est de la famille des clochers accostés d'escaliers à jour. (V. Hugo, Le Rhin, 1842, p. 356)
B. —HÉRALD.(accosté ou accoté). « Se dit de toutes les pièces de longueur mises en pal ou en bande, quand elles en ont d'autres à leurs côtés. » (Grandm. 1852) :
5. L'écusson était accosté à droite d'un rameau d'olivier, à gauche d'une corne de daim. (V. Hugo, Notre-Dame de Paris, 1832, p. 486)
Statistiques
Fréq. abs. litt. : 83.
Bibliographie
Grandm. 1852.