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Voir également: rien, pronom 
Définition du Wiktionnaire

RIEN

nom
1. Peu de chose ; petite quantité de quelque chose.
« Nous échangions d’assez jolis riens, quand l’un de nous, un député aimable, M. B…, nous dit : — Vous savez : Wood est ici. » (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 95)
« […] mille riens que je vénère par fétichisme et qu’anime pour moi le souvenir des heures riantes ou mélancoliques. » (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 239)
« Elle revient du cabinet de toilette, un peu traînante et lasse des mille riens qu’elle a entrepris déjà […] » (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
« Petits riens qu’on aime à se remémorer, dont on savoure le parfum à mesure qu’on s’avance dans la vie ! » (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
« S'il vous reste un rien de respectabilité, remontez à bord de n'importe quelle barcasse et fuyez cet antre de bandits comme la peste ! » (Sylvio Sereno, Latitude 9°-S, Éditions du Faucon Noir, 1956, page 17)
« La gamme en sol majeur fut de nouveau exacte, peut-être plus rapide cette fois que la fois précédente, mais d’un rien. » (Marguerite Duras, Moderato cantabile, Les Éditions de Minuit, 1958)
« Un soir où je dînais chez ses parents, au moment de passer à table, nous nous attardâmes un instant dans le salon, à dire des riens. » (Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958, réédition Le Livre de Poche, page 257)
« Voilà le genre d’occasion qui n’était pas donné à tout le monde et il s'en fallut d’un rien qu’ivre d’amertume je m’offusquasse de n’y trouver nul profit. » (Max Steen, Schoolblock, 3ᵉ étape : Athens (2032-2040), éditions Librinova, 2018)
2. Néant.
« D’ailleurs je ne sais plus, je ne vois plus ; me voici de nouveau entré dans le domaine du rêve qui s’efface, de la fumée qui fuit, de l’insaisissable rien… » (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
« Yves se repliait, se concentrait sur cette étrange torture dans le rien. » (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, pages 237-238)