RICANEUR, -EUSE,
adjectif et substantif— [P. méton., en parlant du visage, d'une partie du visage] Visage ricaneur; bouche ricaneuse. Dressé, avec son corps de taureau vieillissant, il tourna vers la femme une gueule ricaneuse. « À la prochaine, mon chou!... » (, Beaux quart., 1936, p. 447).
— Au fig. Qui a le ton, l'esprit d'un ricanement. Joie ricaneuse; mépris ricaneur. M. Hervouët n'avait jamais passé pour un de ces excentriques sur lesquels un bourg étend sa protection un peu ricaneuse (, Képi, 1943, p. 158).
Remarques
Ricanier, -ière,
adjectifPrononciation et orthographe
[ʀikanœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. Subst. 1555 « celui qui ricane » (Billon, Le fort inexpugnable de l'honneur du sexe féminin, 148a ds Rom. Forsch. t. 32 1913, p. 154);
2. adj.
a) 1679 « qui ricane » (Mme de Sévigné, Lettre du 6 oct. ds Corresp., éd. R. Duchêne, t. 2, p. 695);
b) 1761 ton ricanneur (Chevrier, Le Colporteur, p. 162); 1780 air ricanneur (Genlis, Le Vrai sage, I, 4 ds Théâtre à l'usage des jeunes personnes, t. 4, p. 287). Dér. de ricaner*; suff. -eur2 *.
2. adj.
a) 1679 « qui ricane » (Mme de Sévigné, Lettre du 6 oct. ds Corresp., éd. R. Duchêne, t. 2, p. 695);
b) 1761 ton ricanneur (Chevrier, Le Colporteur, p. 162); 1780 air ricanneur (Genlis, Le Vrai sage, I, 4 ds Théâtre à l'usage des jeunes personnes, t. 4, p. 287). Dér. de ricaner*; suff. -eur2 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 31.
Bibliographie
Gohin 1903, p. 233.