MIS(C)HNA, (MISHNA, MISCHNA)
substantif fémininRELIG. JUIVE. Recueil de commentaires traditionnels de la Loi écrite (ou Pentateuque) et de décisions rabbiniques, qui constitue le fondement du Talmud. La Mischna ne t'a pas révélé ses mystères (, Rôtisserie, 1893, p.119). On trouve un classement dès la fin du IIe siècle de l'ère vulgaire, sous le patriarche Juda le saint, dans l'édifice des six sedarim ou «ordres» de la Mischna, cette coordination de la loi orale à laquelle le patriarche a attaché son nom et dont les 63 traités vont des lois agraires aux lois de pureté, en passant par les fêtes juives, la législation du mariage, le droit civil et pénal, les sacrifices (, Judaïsme, 1931, p.128).
Prononciation et orthographe
[miʃna]. Vieillis: Mischna (Ac. 1878), mischna « on trouve aussi misnah » (Littré), mischna, misna ou misne (Guérin 1892). Docum. xixe s. et début xxe s.: Mischna (supra). Mod.: Mishna (Encyclop. univ. t.8 1970, p.273; Hachette 1980), michna (Lang. Monde 1952). Souvent majuscule.
Étymologie et histoire
1657-62 Mischna (Pascal, Pensées, éd. L. Lafuma, n° 277, p.537). Empr. à l'hébr. mishnaïque mis̆nā «répétition; étude; Mischna» dér. de l'hébr. mishnaïque s̆ānā «apprendre, étudier; enseigner», hébr. biblique «répéter» (d'apr. Klein Etymol.). Cf. Gémara.
Dérivés