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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

APRÈS-GUERRE

substantif masculin ou féminin
Période qui suit une guerre :
1. Jetons un coup d'œil dans cet intérieur, analogue à tant d'autres en notre après-guerre. (Montherlant, Les Olympiques, 1924, p. 243)
2. Le Montmartrois moderne, qui a eu tant d'illustrateurs, n'a pas encore trouvé son vrai peintre. Je pense à Chas Laborde, à Dignimont, à Utrillo. Tous en sont encore restés à l'après-guerre immédiate. (Fargue, Le Piéton de Paris, 1939, p. 46)
3. Les crises de l'immédiat après-guerre ont démontré que les croissances sont induites et asymétriquement propagées. (Perroux, L'Écon. du XX e s., 1964, p. 254)
Remarque : En dehors de l'emploi adj. (infra), après-guerre est gén. déterminé par le, cet, notre, etc., ce qui indique que le composé se rapporte encore à telle guerre partic. indiquée dans le contexte. Une généralisation (et donc l'emploi de l'art. un), n'est cependant pas impossible, quoique non attestée dans la docum. : un(e) après-guerre est toujours difficile.
— D'après-guerre. Qui suit la ou une période de guerre :
4. ... à certains ouvrages d'une école littéraire qui fut la seule (...) à apporter dans la période d'après-guerre autre chose que l'espoir d'un renouvellement — à raviver les délices épuisées du paradis toujours enfantin des explorateurs. (Gracq, Au château d'Argol, 1938, p. 7)
Remarque : 1. D'après-guerre sert d'adj. au subst. composé, sur le modèle de de guerre, lorsque guerre indique une période de temps (la période de guerre). 2. 1re attest. (M. Finayre, Perséphone ds Revue des Deux mondes, 1er déc. 1919, p. 488 d'apr. A. Goosse ds R. belge Philol. Hist., t. 44, p. 987); composé de après-* et de guerre*.
Prononciation et orthographe
[apʀεgε:ʀ]. Pour le trait d'union, cf. après. Après guerre sans trait d'union est exceptionnel.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 70.