ÉVALTONNÉ, ÉE,
adjectif— Emploi subst. :
... les jeunes filles du village, qui sortaient de l'église, entrèrent au nombre de quinze à vingt dans le jardin du couvent, comme autant d'évaltonnées, riant, dansant, courant à toutes jambes, venant faire sous les fenêtres de grands saluts, de grandes inclinaisons de tête et de corps. (, Colline insp., 1913, p. 222)
Prononciation et orthographe
[evaltɔne]. Ds Ac. 1762 et 1798.
Étymologie et histoire
1. 1560 s'évaltonner « s'échapper » (Grevin, Poesies, les Jeux olimpiques, p. 81 ds Hug.), sens isolé;
2. 1573 « agir librement, s'émanciper » (Du Preau, 411, ibid.); 1600 part. passé adj. sens obscur (J. de Champ-Repus, Ulysse, I, 20, ibid.);
3. 1807 part. passé subst. « étourdi, évaporé » (Michel, p. 86). Demeuré en usage dans le Nord-Est, spéc. en Lorraine. Dér. avec préf. é-* et dés. -er de valeton « jeune garçon, jeune homme » (ca 1140, vadletun ds G. Gaimar, Estoire des Engleis, éd. A. Bell, 104-1660, Oudin Fr.-Esp.); « jeune domestique » (ca 1275, valeton ds Le Garçon et l'Aveugle, éd. M. Roques, 181-1636, Monet); lui-même dér. de valet*, suff. -on1 *.
2. 1573 « agir librement, s'émanciper » (Du Preau, 411, ibid.); 1600 part. passé adj. sens obscur (J. de Champ-Repus, Ulysse, I, 20, ibid.);
3. 1807 part. passé subst. « étourdi, évaporé » (Michel, p. 86). Demeuré en usage dans le Nord-Est, spéc. en Lorraine. Dér. avec préf. é-* et dés. -er de valeton « jeune garçon, jeune homme » (ca 1140, vadletun ds G. Gaimar, Estoire des Engleis, éd. A. Bell, 104-1660, Oudin Fr.-Esp.); « jeune domestique » (ca 1275, valeton ds Le Garçon et l'Aveugle, éd. M. Roques, 181-1636, Monet); lui-même dér. de valet*, suff. -on1 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 4.