ÉTRAVE
substantif féminin— P. compar. La pointe de Manhattan, portée à l'incandescence par le couchant, enfonçait comme un fer rouge son étrave dans une mer sillonnée de chalands (, Homme pressé, 1941, p. 202).
P. anal. :
Je suis descendu vers cent mètres. Le sol charrie vers nous, à cinq cent trente kilomètres-heure, de grands rectangles de luzerne ou de blé et des forêts triangulaires. J'éprouve un plaisir physique bizarre à observer cette débâcle des glaces, que divise inlassablement mon étrave. (, Pilote guerre, 1942, p. 359)
— P. ext.,AVIAT. Partie antérieure de la coque d'un hydravion (cf. Guillemin, Constr., calcul et essai avions, 1929, pp. 173-174).
Prononciation et orthographe
[etʀa:v]. Ds Ac. 1762-1932.
Étymologie et histoire
1573 estrave (Dupuys). De l'a. nord. stafn, de même sens (De Vries Anord.); l'absence d'attest. plus anc. s'explique prob. par la technicité du terme.
Bibliographie
La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 24.