ÉTATISER
verbe transitif Remettre à l'État tout ou partie de la gestion d'une entreprise industrielle, commerciale, agricole ou d'un service placé initialement sous la responsabilité d'un autre secteur :
La Banque de France, Banque des banques, chargée de toutes les opérations de réescompte, déjà passée en 1936 sous le contrôle de l'État, fut, par l'ordonnance du 5 décembre 1944, plus étroitement étatisée. (, Hist. écon., 1966, p. 480)
Remarque : On rencontre ds la docum. le part. passé adj. étatisé, ée. [En parlant d'une entr., d'un service, d'une écon.] Qui est géré, en partie ou complétement, par l'État. Police étatisée (p. oppos. à police municipale). Édition par des entreprises privées, sous le contrôle de l'État — Cette modalité est employée par l'État tchécoslovaque, qui est le principal actionnaire de la grande maison d'édition Orbis, à Prague; ce régime d'administration contrôlée assure à la fois à l'État des prix de revient plus normaux que ceux d'un service purement étatisé et les avantages d'une publicité plus active que celle des administrations (Civilis. écr., 1939, p. 1615).
Prononciation
[etatize].
Étymologie et histoire
1905 (Sachs-Villatte, Enzyklopädisches französisch-deutsches ds Quem. DDL t. 13). Dér. de État* terme pol.; suff. -iser*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 2.
Dérivés
Étatisation
substantif fémininBibliographie
Étatisée ou nationalisée ? Déf. Lang. fr. 1976, n° 83, p. 25.