ÉTAMBOT
substantif masculinRemarque : On rencontre ds la docum. la forme vieillie étambord, subst. masc. (cf. Crèvecœur, Voyage, t. 3, 1801, pp. 263-264).
• Faux (-)étambot. Pièce de bois ayant le tiers de l'épaisseur de l'étambot et qui double celui-ci à l'extérieur. Pour protéger (...) le faux étambot contre les chocs des glaces, puisque le gouvernail est enlevé, j'accouple trois gros pieux (, Pourquoi-Pas?, » 1910, p. 246).
• [Sur les navires à moteur intégré] Lunette d'étambot. Excavation aménagée dans l'étambot et qui permet le passage de l'arbre d'hélice (enregistré ds Gruss 1952 et Rob.) Tube d'étambot. Dans le cas où il s'agit d'un tube [des arbres porte-hélice d'un navire] placé dans l'axe, ce qui se présente sur les navires à une ou à trois hélices, le cylindre en question prend le nom de tube d'étambot (, Constr. nav. guerre, t. 2, 1892, p. 156).
— P. ext.,AVIAT. « Tube métallique sur lequel viennent s'assembler deux à deux les longerons de fuselage [d'un avion] » (Guillemin, Constr., calcul et essai avions, 1929, p. 161).
Prononciation et orthographe
[etɑ̃bo]. Ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
1573 estambor mar. (Dupuys); 1643 estambord (G. Fournier, Hydrographie, p. 31); 1691 étambot (Ozanam, p. 280, 9). De l'a. nord. *stafnbord « bord de l'étrave », composé de stafn « étrave » et de bord « bord (d'un bateau) » (De Vries Anord.).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 13.
Bibliographie
La Landelle (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 24.