ÉPOUSTOUFLER
verbe transitif• Au part. passé. De cet hymen si tôt bâclé Je suis encor époustouflé! (, Gde duch. Gérolstein, 1867, IV 1 p. 293). Je reçus un mot époustouflé de Calmette (, Entre-deux-guerres, 1915, p. 198).
— Emploi pronom., rare. S'étonner extrêmement, au plus haut point. Ne vous époustouflez pas! Vous en verrez bien d'autres ici (, Flamboche, 1895, p. 46).
Prononciation
[epustufle], (j')époustoufle [epustufI̥].
Étymologie et histoire
1. 1867 trans. (Meilhac, Halévy, loc. cit.).;
2. 1915 adj. époustouflant (Benjamin, Gaspard, p. 148). Mot d'orig. incertaine, attesté surtout sous des formes du type époustifler dans les dial. de l'Ouest (cf. FEW t. 9, p. 556b); peut-être dér. de l'a. fr. soi espousser « perdre haleine » (xiie s. ds T.-L.), v. aussi poussif. La finale -tifler a prob. été remplacée par -toufler sous l'influence de mots comme emmitoufler*.
2. 1915 adj. époustouflant (Benjamin, Gaspard, p. 148). Mot d'orig. incertaine, attesté surtout sous des formes du type époustifler dans les dial. de l'Ouest (cf. FEW t. 9, p. 556b); peut-être dér. de l'a. fr. soi espousser « perdre haleine » (xiie s. ds T.-L.), v. aussi poussif. La finale -tifler a prob. été remplacée par -toufler sous l'influence de mots comme emmitoufler*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 2.