ÉPITOMÉ, ÉPITOME,
substantif masculin— Spéc. Précis d'histoire sainte ou d'histoire grecque rédigé en latin et servant autrefois de manuel aux élèves débutant en latin. On me mit au latin et je fus classé (...) parmi les élèves (...) ayant expliqué l'Épitome (, Pt Pierre, 1918, p. 247).
— P. anal. :
Il [un frère chéri] a (...) une petite plantation, sur laquelle (...) il a réuni tout ce qu'on cultive d'utile et d'agréable dans ces États. On peut le dire, son jardin et sa terre sont un épitome du continent. (, Voyage, t. 1, 1801, p. 276)
Remarque : On rencontre ds la docum. le néol. épitomiste, subst. masc. Auteur d'épitomé. Les épitomistes Florus, Velléius Paterculus, Justin (Chateaubr., Litt. angl., t. 1, 1836, p. 19).
Prononciation et orthographe
[epitɔm(e)], [epito:m]. Le 1er ds Ac. 1878 et 1932 ainsi que ds Rob., Nouv. Lar. ill.-Lar. 20e et Quillet 1965. Le 2e ds Ac. 1694-1835, Besch. 1845 et Lar. 20e. Les 2 formes ds Littré, DG, Guérin 1892, Lar. encyclop. et Lar. Lang. fr. Noter aussi la graph. épitôme, d'apr. d'autres mots tirés du gr. du type cône ds Chateaubr., loc. cit.
Étymologie et histoire
[xive s. [éd. 1534] epithome (Raoul de Presles, Cité de Dieu, III, Exp. sur le chap. XVI ds R. Hist. litt. Fr., t. 12, p. 137)]; 1522 epitome (Brunet, Manuel du Libraire, I, 1374 ds Rom. Forsch., t. 32, p. 58); 1548 épitomé (Sibilet, Art. poet., p. 278 ds Gdf. Compl. [epitome ds Hug.]); à nouv. au xixe s., supra. Empr. au lat. class. epitome, du gr. ἐπιτομή « abrégé ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 9.