ÉPINOCHE
substantif fémininICHTYOL. Petit poisson commun dans les eaux douces, saumâtres ou salées, possédant des épines dorsales et latérales mobiles et dont le ventre est muni de plaques osseuses tenant lieu d'écailles. Lorsque le premier rayon de la nageoire pectorale est épineux (...) il s'articule immédiatement avec l'os en ceinture. Cette articulation est remarquable dans (...) quelques « épinoches » qui peuvent à volonté tenir cet aiguillon couché contre le corps, ou perpendiculaire et fixement arrêté; ce qui leur sert d'un très-bon moyen de défense (, Anat. comp., t. 1, 1805, p. 334). Des épinoches hérissées de piquants, négligeable fretin, vermine d'eau douce (, Raboliot, 1925, p. 19) :
Il y a, sur une commode, un bocal rond, plein d'eau trouble. De petits poissons y nagent. Ce sont des épinoches que Ferdinand a pêchées, un des derniers beaux jours. Les poissons passent, l'un après l'autre, comme des promeneurs dans la rue. Ils n'ont pas l'air de se voir et, soudain, deux longs poignards se roidissent à leurs flancs. La nageoire dorsale se dresse, hérissée de dards aigus. Les yeux jaillissent des têtes. Un nuage de couleur vole sur les flancs métalliques. (, Terre promise, 1934, p. 160)
Remarque : Les synon. épinard, subst. masc. et épinarde, subst. fém. sont attestés par Littré, Lar. 19e Suppl. 1878, Guérin 1892 et DG.
Prononciation et orthographe
[epinɔʃ]. Ds Ac. 1762 puis 1932.
Étymologie et histoire
1re moitié du xiiie s. (De Sire Hain et de Dame Anieuse, 45 ds Recueil gén., éd. A. de Montaiglon et G. Raynaud, t. 1, p. 98). Dér. de épine*; suff. -oche*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 17.