ÉPEICHE
substantif féminin— En emploi adj. Un pic épeiche montant en tournevis autour du tronc noir d'un sapin (Benoit ds Lar. Lang. fr.).
Remarque : On rencontre ds la docum. épeichette, subst. fém. Tatatatatatac... tatac... tac! protesta une épeichette qui forait une écorce (H. Bazin, Bur. mariages, 1951, p. 186).
Prononciation
[epεʃ].
Étymologie et histoire
[xiie s. spec ds un texte en lat. médiév. (Giraldus Cambrensis, Itinerarium Kambrie ds Mélanges M. Roques, t. 2, p. 114)]; mil. xiiie s. espec (Bestiaire d'amour rimé, 1969 ds T.-L.), uniquement en a. fr. et en m. fr., cf. T.-L., Gdf. ; [1256 espeche « ? » (Rutebeuf, Complainte de Mgr Geoffroi de Sergines, 33 ds Œuvres, éd. E. Faral et J. Bastin, t. 1, p. 414)]; 1555 épeiche (P. Belon, Nature des oyseaux, 30 ds R. Philol. fr., t. 43, 1931, p. 189). Prob. empr. à l'a. h. all. spëch, de même sens (Graff t. 6, col. 324), m. h. all. spech; on trouve aussi en a fr. espoit (fin du xiie s., Brut de Munich, 3958 ds T.-L.), issu d'une forme germ. secondaire en -t (Kluge20 ; Duden Etymol.), cf. l'a. h. all. spëht (Graff, loc. cit.), m. h. all. spëht (Lexer), all. Specht.
Bibliographie
Colomb. 1953, pp. 290-291. — Walt. 1885, p. 73.