ÉNIGMATIQUE
adjectifA. — Qui contient une énigme; qui a le caractère de l'énigme, qui est difficile à comprendre. Écriture, langage énigmatique. Tous leurs écrits recéleraient un sens énigmatique, dont la clef est perdue (, Philos. Dante, 1838, p. 274). Deux natures, une seule personne. Sentence énigmatique (Philos. Relig., 1957, p. 3812) :
1. Ce fut ma première rencontre avec ce sourire énigmatique qui est l'expression de toute l'Égypte ancienne. On a lu les hiéroglyphes, mais ce sourire demeure indéchiffrable. (, Mes cahiers, t. 6, 1907-08, p. 177)
Syntagmes : Conte, inscription, lettre, phrase énigmatique; signes énigmatiques; un regard, un visage énigmatique; d'un ton énigmatique.
B. —P. ext. Qui est mystérieux, secret; dont on ne sait rien ou dont il est très difficile de savoir quelque chose. Une conduite, une mort énigmatique; un personnage énigmatique. Il la trouvait inquiétante, mystérieuse, énigmatique (, Crépusc. dieux, 1884, p. 251). L'ensemble des phénomènes énigmatiques (rêves, névroses, etc.) (, Philos. volonté, 1949, p. 357) :
2. ... un frère aîné de ma mère, qui était mort et que je n'avais jamais connu, mais dont la figure farouche et la destinée énigmatique hantaient mes pensées. (, Silbermann, 1922, p. 102)
Prononciation et orthographe
[enigmatik]. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
xive s. songes oenigmatiques (Des Songes, Vat. Chr. 776 ds Not. et extr. des ms., XXXIII, 54 ds Gdf. Compl.), rare jusqu'au xvie s. Empr. au b. lat. aenigmaticus, lui-même du gr. αἰνιγματικός dér. de αἴνιγμα, v. énigme.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 405. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 149, b) 420; xxe s. : a) 982, b) 778.
Dérivés