ÉHONTÉ, ÉE,
adjectifSyntagmes : a) Synon. audacieux, cynique, effronté, hardi, impudent, impudique, osé, scandaleux. b) Anton. confus, décent, honteux, humble, modeste, pudibond, pudique, réservé.
— Emploi subst. Une femme qui pendant si longtemps avait été l'idole de mon cœur, (...) devenue tout à coup une éhontée sans vergogne (, Confess. enf. s., 1836, p. 98).
Remarque : On rencontre ds la docum. a) Éhonter, verbe trans., rare. Rendre éhonté. Venu pour tout corrompre et pour tout éhonter, Il [Louis XV] ne fut pas le roi du sang, mais de l'écume (Hugo, Quatre vents esprit, 1881, p. 293). b) Éhontément, adv. D'une manière éhontée. Attesté ds Littré, Guérin 1892, Lar. 19e Suppl. 1878 — Lar. Lang. fr., Quillet 1965.
Prononciation et orthographe
[eɔ̃te]. Ds Ac. 1762-1932.
Étymologie et histoire
I. Adj.
1. 1356 s'eshonter « éprouver de la honte » (Mir. de Notre-Dame par personnages, éd. G. Paris et U. Robert, XVII, 464), emploi isolé;
2.
a) 1370-72 eshonté « qui n'a pas honte en commettant des actes répréhensibles » (N. Oresme, Ethiques, II, 10, éd. A. D. Menut, p. 168), rare aux xviie et xviiie s.;
b) 1581 « (acte) immoral » (Th. Sebillet, Contramours, p. 120 ds Gdf. Compl.).
II. Subst. 1836 (Musset, loc. cit.). Dér. de honte*; préf. é-*; suff. -é*.
1. 1356 s'eshonter « éprouver de la honte » (Mir. de Notre-Dame par personnages, éd. G. Paris et U. Robert, XVII, 464), emploi isolé;
2.
a) 1370-72 eshonté « qui n'a pas honte en commettant des actes répréhensibles » (N. Oresme, Ethiques, II, 10, éd. A. D. Menut, p. 168), rare aux xviie et xviiie s.;
b) 1581 « (acte) immoral » (Th. Sebillet, Contramours, p. 120 ds Gdf. Compl.).
II. Subst. 1836 (Musset, loc. cit.). Dér. de honte*; préf. é-*; suff. -é*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 79.