ÉDICULE
substantif masculinA. — Petit édifice à caractère religieux, en forme de temple ou d'église. L'édicule gothique sous lequel des ouvriers descendaient le cercueil (, Jocaste, 1879, p. 88). Des édicules pieux, des statues de sainteté (, Souv. enf., 1883, p. 226).
B. — Petit édifice à usage profane. Petits édicules en torchis ou en pierre qui servent de réduits (, Géogr. hum., 1942, p. 154).
— En partic. Urinoir. Je trottais d'un réverbère à l'autre jusqu'à la pissotière de la place des Fêtes. Premier abri. Dans l'édicule, à hauteur des jambes, je trouvai justement Bébert (, Voyage, 1932, p. 322).
Prononciation et orthographe
[edikyl]. Ds Ac. 1932.
Étymologie et histoire
1863 « petit édifice » (Flaub., Salammbô, t. 2, p. 21). Empr. au lat. ædicula « édifice ». Le genre masc. est dû à l'infl. conjuguée d'édifice et des autres mots en -cule dont les deux tiers sont masc. (canalicule, follicule, testicule, etc.).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 18.
Bibliographie
Archit. 1972, p. 125. — Darm. 1877, p. 179. — Hasselrot 20e s. 1972, p. 85.