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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

ÉCOUTEUR, EUSE,

substantif
A. —Vieilli. Personne qui prête attentivement l'oreille à ce qu'elle entend. Synon. auditeur. Moore (...) aime la conversation intime aux repas du soir — pourvu que ses écouteurs soient dociles, attentifs, et de marque (Blanche, Modèles, 1928, p. 241).
— Emploi adj. L'enfance est écouteuse (cf. Desb.-Valm., Élégies, 1833, p. 182).
— Écouteur aux portes (péj. et fam.). Personne qui écoute par curiosité indiscrète. Que pensiez-vous de tout cela, monsieur l'écouteur aux portes? (Dumas père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 653). Un espion, un mouchard, un écouteur-aux-portes (Duhamel, Jard. bêtes sauv., 1934, p. 232).
B. —TÉLÉCOMM. Écouteur, subst. masc. Récepteur électro-acoustique que l'on porte à son oreille pour recevoir une communication ou écouter une émission. Le secrétaire de garde décrochait l'écouteur (Saint-Exup., Vol nuit, 1931, p. 101). Un vieil écouteur téléphonique (Van der Meersch, Invas. 14, 1935, p. 63).
Remarque : On rencontre ds la docum. écouteux, euse, adj. a) [En parlant d'une pers.]. Qui est aux aguets. Avril attendit (...) sur la défensive, écouteux, prêt à croiser la baïonnette (Renard, Lanterne sourde, 1893, p. 146). b) Équit. [En parlant d'un cheval] Qui se laisse distraire par ce qu'il entend ou voit. Attesté notamment par Ac. 1798-1932.
Prononciation et orthographe
[ekutœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Ds Ac. 1835-1932; au masc. uniquement ds Ac. 1835.
Étymologie et histoire
1. Ca 1175 escoteor « celui qui écoute » (Horn, éd. M.-K. Pope, 4044);
2. 1919 télécomm. (Estaunié, Ascension M. Baslèvre, p. 233). Dér. du rad. de écouter*; suff. -eur2 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 63.