ÉCORCHEMENT
substantif masculin... alors que l'équivalent de la préparation culinaire des lapins et des lièvres, écorchement, dépiautement, éjection des viscères, avec comme but dernier l'innocence absolue et gratuite de l'idiot... (, Loin de Rueil, 1944, p. 167)
Remarque : Ac. 9e éd., accueille le synon. écorchage, qu'atteste aussi la docum. (cf. Brunerie, Industr. alim., 1949, p. 59).
— Au fig. Toute ma détresse est éclairée, tout mon écorchement (, Judith, 1931, III 7 p. 247).
Prononciation et orthographe
[ekɔʀʃəmɑ̃]. Ds Ac. 1878, 1932.
Étymologie et histoire
Fin xiiie s. « action d'écorcher » (Des. IV. sereurs, B.N. 378, f° 3 v° ds Gdf. Compl.); en partic. 1827 « enlever la peau d'une bête » l'écorchement des castors (Chateaubr., Amér., 131 ds Littré). Dér. du rad. de écorcher*; suff. -(e)ment1 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 8.
Bibliographie
Bruneau (C.). N. créés au moy. du suff. -ment. In : [Mél. Orr (J.)]. Manchester, 1953, p. 29.