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GUINDAILLE, subst. fém.
Région. (Belgique)
A. − Arg. des étudiants
1. Réunion joyeuse, beuverie. Il y a [dans le Testament] ces rappels d'une tradition orale et toujours florissante qui constitue le fond des conversations d'étudiants, du répertoire des « guindailles » (J. Desonay, Villon, Droz, 1933, p. 97).
2. [À Louvain] Texte satirique, en vers ou en prose, récité ou chanté au cours d'une réunion d'étudiants. La guindaille était devenue un art typiquement louvaniste (= de Louvain) (F. Gobbe, Louvain 1919-24 ds Louvain, juin 1976, p. 14).J'ai fait beaucoup de « guindailles » (...). C'est-à-dire qu'il s'agissait de faire des récits et des portraits en vers (J. Michel, interviewé dsLa Libre Belgique,28 janv. 1976).
B. − Fam. Repas bien arrosé. Synon. fam. bringue, gueuleton.À cette occasion [la Saint-Vincent], des bals et des guindailles pantagruéliques étaient organisés (Meuse,21 janv. 1912d'apr. Wallonia, 1912, p. 111).
REM. 1.
Guindailler, verbe,arg. des étudiants. a) Emploi intrans. Participer à une guindaille, à des guindailles (au sens A 1). b) Emploi trans. [À Louvain] Faire de quelqu'un le sujet d'une guindaille. Dès que l'étudiant guindaillé est nommé, il doit se lever (J. Vandereuse, Les « pasquîyes » dans l'Entre-Sambre-et-Meuse, Couillet, 1939, p. 52).
2.
Guindailleur, -euse, subst.,arg. des étudiants. a) Habitué des guindailles (au sens A 1). Frondeur et souriant, guindailleur à tes heures, (...) tu étais (...) le type parfait de l'étudiant (Bulletin des anciens de l'Institut Saint-Remacle, Stavelot, févr. 1975, p. 5).b) [À Louvain] Celui qui récite ou chante une guindaille. Il fut pris à parti (sic) par le guindailleur (F. Gobbe, Louvain 1919-24 ds Louvain, juin 1976, p. 15).
Prononc. : [gε ̃dɑ:j]. Aucune transcr. ds les dictionnaires. Étymol. et Hist. 1. a) 1880 arg. des étudiants « réunion joyeuse, beuverie » (C. Lemonnier, Thérèse Monique ds la R. de Belgique, 15 nov., p. 246 cité par A. Goosse ds la Libre Belgique, 13 août 1979, p. 12 : un vieux zig [...] commandait en son honneur la « guindaille »); b) 1939 « texte satirique » (J. Vandereuse, op. cit., p. 52, cité par A. Goosse, ibid.), attesté dès ca 1920 d'apr. F. Gobbe, op. cit.; 2. 1912 « repas bien arrosé » (Meuse, op. cit.). Mot wallon qui est prob. l'altération de godaille* soit (A. Goosse ds la Libre Belgique, 5 nov. 1979, p. 14) sous l'infl. du picardo-wallon guinse « beuverie, ribote » (de l'a. b. frq. *winst « bénéfice, profit, gain », v. FEW t. 17, p. 595a), soit moins vraisemblablement sous l'infl. de l'arg. guindal « verre à boire » (1780 ou 1844, société bachique des « Joyeux » s. réf. ds Esn.; 1847, Dict. arg., p. 251; 1867 arg. des bouchers ds Delvau; 1892 arg. d'étudiants ds Guérin : Faire guindal, Boire de compagnie, trinquer), d'orig. inc. (v. FEW t. 23, p. 40 a, s.v. verre qui cite P. Chanvin, Le pat. de Chablis [dans l'Yonne, ms. de 1893] : guindal « verre, gobelet »). Bbg. Piron (M.). Les Belgicismes lex. Mél. Imbs (P.) 1973, p. 301.