× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
SAUVER, verbe trans.
Étymol. et Hist. I. Trans. A. 1. a) 842 salvar « faire échapper (quelqu'un) à un grave danger » (Serments Strasbourg ds Bartsch Chrestomathie, p. 3); ca 1165 avec suj. de chose sauver (Troie, éd. L. Constans, 2570: onc li haubers nel pot sauver); b) 1remoit. xiies. sauver de (Psautier Oxford, éd. F. Michel, 58, 2: des humes de sanc salve-mei); 2. fin xes. salvar relig. « opérer le salut de » (Passion, éd. d'Arco Silvio Avalle, 68); ca 1050 salver trans. et pronom. (Alexis, éd. Chr. Storey, 11 et 547); ca 1535 part. passé subst. (Melin de Sainct-Gelays, Œuvres compl., éd. P. Blanchemain, t. 3, p. 87: Les saulvez). B. 1. a) Ca 1050 « empêcher la destruction, la ruine, la perte de (quelque chose) » (Alexis, 605: sunt lur anames [= âmes] salvedes); b) ca 1165 sauver la (les) vie(s) (Troie, 7988: a cui en sauvera les vies); 1830 p. exagér. « rendre un grand service » (Balzac, Gobseck, p. 410: tu me sauves la vie); c) 1580 sauver sa tête (Montaigne, Essais, I, 24, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 125: ma teste que j'ay sauvée de tant de guerres civiles); d) 1729 sauver sa peau (A. Piron, École des pères, éd. 1776, p. 56: à sauvé note piau [sic]); 1732 (A. Lesage, Hist. de Guzman, éd. 1825, t. 4, p. 250: sauver ma peau); 2. a) ca 1165 (Troie, 17834: vostre regne sauver); b) 1548 sauver l'honneur (N. Du Fail, Baliverneries, éd. J. Assézat, p. 158: sauver l'honneur des femmes); c) 1588 sauver les apparences (Montaigne, op. cit., III, 10, p. 1019); d) 1865 sauver la mise « (ici) chercher à se procurer une tenue présentable » (Vallès, Réfract., p. 17); 1866 sauver la mise à qqn « lui éviter une humiliation, un ennui; lui prêter à temps de l'argent » (Delvau, p. 406); 1903 sauver la mise « à défaut de bénéfices, retirer au moins l'argent engagé » (Nouv. Lar. ill., s.v. mise); e) 1914 sauver la face (Jaurès, Eur. incert., p. 78); f) 1918 sauver les meubles (d'apr. Esnault, Notes compl. Poilu, 1956: sauver les meubles [...] se sauver soi-même ou ses effets personnels); 1931 (Bernanos, Gde peur, p. 149), v. meuble1; 3. 1370 spéc. « faire accepter quelque chose de médiocre ou de mauvais » (Oresme, Éthiques, éd. A. D. Menut, p. 161: le moien la sauvast [la bonté de l'uevre]). II. Pronom. 1. ca 1280 « s'enfuir pour échapper à un danger » (Girard d'Amiens, Escanor, éd. H. Michelant, 784: qu'il se sauveroit); 2. 1673 « prendre congé promptement » (Molière, Malade imaginaire, II, 7); 3. 1795 « déborder (en parlant d'un liquide) » (Dorvigny, Jocrisse changé de condition, p. 31 ds Quem. DDL t. 32). Du b. lat. salvare « rendre bien portant; maintenir, conserver; délivrer », lat. chrét. « procurer le salut éternel »; dér. du lat. salvus « bien portant, sauf ».