1. Ca 1100 subst. et adj. ethniques (Roland, éd. J. Bédier, 147: li Sarrazins ; 367: sarrazins messages);
2. 1842 style sarrasin, tuiles sarrasines (Ac. Compl.);
3. 1866 sarrasin subst., arg. typogr. « ouvrier qui consent à travailler au-dessous du tarif » (Delvau). Empr. au lat. médiév. Saraceni, nom des populations musulmanes du Proche-Orient, d'Afrique du Nord et d'Espagne, et celui-ci au gr. byz. Σαρακηνοί, att. dep. le vie s. comme appellation gén. des Arabes (Kahane Byzanz, col. 402 et 429); en gr. tardif, Σαρακηνοί désignait une population nomade d'Arabie, mentionnée au iie s. par Ptolémée (cf. FEW t. 11, p. 219a), d'où le b. lat. Sarraceni (ive -ve s.). Le gr. Σαρακηνοί doit prob. être rattaché au topon. Saraka (Σάρακα), n. d'une ville d'Arabie heureuse citée par Ptolémée, et d'une région de la péninsule du Sinaï mentionnée au vie s. par Étienne de Byzance (FEW Loc. cit. ; Kl. Pauly, s.v. Saraka), et non à l'ar. šarqῑ « oriental », dér. de šarq « Orient » (cf. FEW t. 11, pp. 220-221, note 23).
2. 1842 style sarrasin, tuiles sarrasines (Ac. Compl.);
3. 1866 sarrasin subst., arg. typogr. « ouvrier qui consent à travailler au-dessous du tarif » (Delvau). Empr. au lat. médiév. Saraceni, nom des populations musulmanes du Proche-Orient, d'Afrique du Nord et d'Espagne, et celui-ci au gr. byz. Σαρακηνοί, att. dep. le vie s. comme appellation gén. des Arabes (Kahane Byzanz, col. 402 et 429); en gr. tardif, Σαρακηνοί désignait une population nomade d'Arabie, mentionnée au iie s. par Ptolémée (cf. FEW t. 11, p. 219a), d'où le b. lat. Sarraceni (ive -ve s.). Le gr. Σαρακηνοί doit prob. être rattaché au topon. Saraka (Σάρακα), n. d'une ville d'Arabie heureuse citée par Ptolémée, et d'une région de la péninsule du Sinaï mentionnée au vie s. par Étienne de Byzance (FEW Loc. cit. ; Kl. Pauly, s.v. Saraka), et non à l'ar. šarqῑ « oriental », dér. de šarq « Orient » (cf. FEW t. 11, pp. 220-221, note 23).