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Voir également: pie, adjectif 
Étymologie du Trésor de la Langue Française (1960-1990)
1. Ca 1175 ornith. subst. fém. (Horn, éd. M. K. Pope, 2764) souvent usité dans l'expression d'une valeur minimale, v. aussi Möhren, Le Renforcement affectif de la négation, p.188; 1563 parler comme pies en cage (Calvin, Serm. sur l'Ep. aux Galates, 16 —L, 480 —ds Hug.); 1625 jaser comme une pie (Stoer, Grand dict. fr.-lat.); d'où
2. 1640 «femme bavarde» (Oudin Curiositez : vne Pie .i. une cajolleuse); 1737 (Marivaux, Pharsamon ds OEuvres compl., éd. N. Duviquet, t.10, p.367: vous me permettrez de babiller un peu avec vous [dit Cliton à Fatime]. Je suis un peu pie de mon naturel, les femmes le sont tout-à-fait; et si nous nous mettons à parler...);
3. 1549 (Est. : On appelle aussi ung cheual pie, quand il est en partie blanc, en partie d'une autre couleur, pource qu'en ce il ressemble à l'oiseau nommé Pie); 1636 subst. (Monet);
4. 1680 fromage à la pie (Rich., s.v. fromage). Du lat. pīca «pie», également att. au sens de «bavard», forme fém. de pīcus «pic», d'orig. onomat., les formes masc. et fém. ayant servi à distinguer deux oiseaux différents, v. André Oiseaux. Pie a supplanté agace*.