× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
CHIEN1, CHIENNE, subst.
Étymol. et Hist. A. 1. Ca 1100 chen zool. (Roland, éd. Bédier, 30); loc. a) 1remoitié xiiies. entre chien et leu (Hugues Piaucele, D'Estourmi, 90 ds Fabliaux, éd. Barbazan et Méon, t. 4, p. 455); b) 1675, 4 déc. bon à jeter aux chiens (Ch. de Sévigné ds Lettres de Mmede Sévigné, éd. Monmerqué, t. 4, p. 261); c) 1690 s'accorder comme chien et chat (Fur.); d) 1694 venir comme un chien dans un jeu de quilles (Ac.); e) 1828-29 arg. je lui garde un chien de ma chienne (F. Vidocq, Mémoires de Vidocq, t. 3, p. 150); f) 1874 arg. des journalistes faire les chiens perdus, noyés (E. Boutmy, Les Typographes parisiens, p. 37); 1881 les chiens écrasés (L. Rigaud, Dict. de l'arg. mod., p. 94); 2. 1195-1200 péj. emploi adj. (Renart, 28563 ds T.-L. : Ja ne seré ore si chiens); 1223 id. subst. en parlant d'un homme (G. de Coincy, Mir. de Notre Dame, éd. F. Koenig, II, Mir. 12, 62); 1552 de chien expr. méprisante (Rabelais, IV, 64 ds Hug.); 1690 une vie de chien (Fur.); 1834 « personne âpre, dure en affaires » (Balzac, Eugénie Grandet, p. 233 : son oncle était un vieux chien qui lui avait filouté ses bijoux); 3. p. allus. au rôle de gardien et de surveillant, exercé par le chien 1768 arg. des lycées chien de cour « surveillant » (collège du Plessis, Paris ds Esn.); ca 1840 chien du commissaire « agent de commissariat qui invite les commerçants à balayer devant leur boutique » (Esn.); 1858 chien de régiment (Larch., p. 450); 1881 chien du quartier « adjudant sous-officier » (L. Rigaud, loc. cit.); 4. 1866 avoir du chien « avoir de l'élégance, du brillant, de l'aplomb (d'une femme) » (É. Villars, Les Précieuses du jour, p. 12); 1866 « id. (d'une langue) » (Delvau); 5. 1838 piquer son chien « faire un somme » (La Journée du conscrit ds E. Titeux, Saint-Cyr et l'École spéc. milit. en France, p. 654). B. P. anal. 1. 1remoitié xiiies. chien de mer « petit requin » (Hugues Piaucele, De sire Hain et de Dame Anieuse, 57 ds Fabliaux, éd. Barbazan et Méon, t. 3, p. 582); 2. av. 1577 astron. avant-chien (R. Belleau, Petites Inventions, Election de sa demeure [I, 81] ds Hug., s.v. avant-chien); 1690 grand chien (Fur.); 3. av. 1630 « pièce coudée d'une arme à feu qui vient frapper l'amorce pour l'enflammer » (D'Aub., Vie, XLI ds Littré); d'où 1866 dormir en chien de fusil (Delvau, p. 118); 4. 1704 diverses acceptions techn. (Trév.). Du lat. class. canis aux sens propre et fig. et comme terme péj. appliqué à une pers.; (TLL s.v., 258, 21 sqq.); B 1 canis marinus; B 2, Canis désignant la Canicule.