× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
BARBOUILLER, verbe trans.
ÉTYMOL. ET HIST. A.− [xves. intrans. « balbutier » (J. Le Fèvre, Lament. de Mathéolus, I, 1295, éd. van Hamel : Ma langue n'ose babouillier [imprimés du xves. barbouyllier], Tant crient celle de ma mouillier)]. B.− 1. xves. trans. « troubler » (Therence en franç., fo173 a dans Gdf. Compl. : Ha j'entens bien Maintenant ce qui te tempeste Et qui te barbouille la teste); 1511 fam. « remuer, troubler » (Gringore, II, 14 : Le vin au ventre me barbouille); 1845 barbouiller le cœur (Besch.); 2. a) 1611 intrans. « passer un enduit » (Cotgr.); av. 1654 « peindre grossièrement » (Guez de Balz., Avis écrit dans Littré : Je ne veux plus peindre; mais je veux encore moins barbouiller); b) 1580-92 trans. « écrire beaucoup et souvent inutilement ou mal » (Montaigne, I, 293 dans Littré); 1672 pronom. « se charger, s'embarrasser de » (Molière, Les Femmes savantes, IV, 3 dans Œuvres Complètes; éd. du Seuil, p. 619 a); 1680 (Rich. : Barbouiller. Composer mal, peindre mal); 3. 1550 trans. « salir, souiller » (Trad. de l'hyst. des plant. de L. Fousch. C.LV dans Gdf. Compl. : Ce fruit a le jus rouge comme sang, duquel il teint et barbouille les mains); 4. a) 1611 « mélanger » (Cotgr.), attest. isolée; b) 1690 « rendre confus, embrouiller (d'une chose) » (Fur. : [...] Il a tellement barbouillé et embrouillé cette affaire, qu'on n'y connoit plus rien); av. 1755 « id. (d'une pers.) » (St Simon, 53, 134 dans Littré). Prob. issu de barboter*, avec substitution de finale d'apr. des verbes tels que souiller, brouiller, cf. aussi touiller, patrouiller.