ÉMASCULER
verbe transitif1. ... il [Vinci] avait quelque mérite à écouter les vociférations de tous ces forcenés qui se vantaient, chacun, d'avoir décapité ou bien émasculé deux ou trois de ses compatriotes... (, Le Passant d'Éthiopie, 1936, p. 134)
• Emploi pronom. réfl. :
2. atys. — Que ne suis-je femme! (...) Ma virilité me fait horreur! Avec une pierre tranchante il s'émascule, puis se met à courir furieux, en levant dans l'air son membre coupé. (, La Tentation de St Antoine, 1874, p. 138)
— Au fig.[Le compl. désigne une pers., un de ses attributs] Priver de sa force, affaiblir, rendre efféminé. On a pétri mon intelligence, déformé ma conscience, émasculé ma volonté (, Empreinte, 1896, p. 330). Moi (...) qui n'aime point, ni comme chef ni comme maître, d'émasculer mon peuple et de le changer en fourmis aveugles et obéissantes (, Citad., 1944, p. 601).
Prononciation et orthographe
[emaskyle]. Ds Ac. 1932.
Étymologie et histoire
1375 [éd. 1531] estre emasculez (Raoul de Presles, Cité de Dieu, VI, 8 ds R. Hist. litt. Fr. t. 11, p. 499); av. 1865 part. passé, fig. (Proudhon ds Lar. 19e). Empr. au lat. impérial emasculare « châtrer ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 10.
Dérivés