ÉLIMER
verbe transitif— P. compar. ou p. métaph. À polir et repolir cent fois un ouvrage, on finit par élimer la trame de telle façon qu'elle se dépersonnalise (, Ét. et mil. littér., 1927, p. 85).
— Emploi pronom. à sens passif, usuel. Cette étoffe s'élime. Cette veste s'élime aux coudes et aux poignets (Ac.). Il [le compère] efface et serre des reins inquiets, à l'étroit dans la culotte qui s'élime (, Music-hall, 1913, p. 212).
• P. anal. C'était une vieille alliance d'or (...). On sentait que la main où elle s'était élimée ainsi, ne reculait devant aucune besogne (, Terre, 1887, p. 344).
Prononciation et orthographe
[elime]. Ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. 1225 « polir » fig. (Gautier de Coinci, Miracle de Nostre Dame, éd. F. Kœnig, 1 Prov. 1, 327 : La mere Dieu qui est la lime Qui test escure et tout eslime, Escurer daint et eslimer ... la langue Gautier de Coinci);
2. « user » [1580 fig. (Montaigne, II, 544 ds La Curne)]; 1694 habit élimé (Ac.). Du lat. class. elimare « user avec la lime ».
2. « user » [1580 fig. (Montaigne, II, 544 ds La Curne)]; 1694 habit élimé (Ac.). Du lat. class. elimare « user avec la lime ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 2.
Dérivés
Élimage
substantif masculinBibliographie
Gohin 1903, p. 372.