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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

APLAT, À-PLAT,

substantif masculin
TECHNOLOGIE
A. —COUT.,vx. « Pièce qui se pose à plat sur un vêtement. Les aplats d'un paletot, d'un habit, d'une redingote.  » (Lar. 19e); ( également ds Guérin 1892, Nouv. Lar. ill.).
Remarque : 1. Lar. encyclop. enregistre aussi l'emploi du mot à-plat pour désigner, en papet., la « propriété de la feuille de papier de se présenter d'une manière uniforme et plane, sans crispures, plis ou autres défauts de la surface ». 2. Lar. Lang. fr. signale le sens « chute en avant » attesté chez Daudet (une chute, un à-plat formidable); il s'agit sans doute d'une ell. : chute à-plat (ventre), tomber à-plat (ventre). 3. 1re attest. 1866 (Lar. 19e) ; formé de la prép. à* et de l'adj. plat*.
B. —Au fig.,GRAV. Teinte plate, unie :
1. C'est à Bulliard que l'iconographie est redevable d'un procédé de tirage de planches en couleur qui permet, à l'aide d'un simple aplat étendu à la main, de rendre tous les tons de la figure. (Raspail (Lar. 19e Suppl. 1878))
• En aplat. [Se dit d'une teinte] Appliqué d'une manière bien unie.
C. —IMPR. Teinte unie imprimée sur une surface relativement grande :
2. La pierre [lithographique] jaune de « pâte tendre » (...) ne peut servir que pour les travaux de moindre importance tels que les aplats et les reports de certaines couleurs en chromolithographie. (R. Chelet, Manuel de lithographie, 1933, p. 13)
Prononciation
[apla].
Bibliographie
Cham. 1969. — Chautard 1937. — Comte-Pern. 1963. — Roche 1968. — Voyenne 1967.