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Voir également: xénophobe, adjectif 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

XÉNOPHOBE

adjectif et substantif
I. —Adj. et subst. (Personne) qui manifeste de l'hostilité à l'égard des étrangers, de ce qui vient de l'étranger. Anton. xénophile. [Les journalistes japonais] sont souvent xénophobes et font des campagnes fréquentes contre les étrangers (Civilis. écr., 1939, p. 40-4).
II. —Adj. Qui dénote de l'hostilité, de l'antipathie à l'égard des étrangers. Déclaration, haine, réaction xénophobe. Le sport est (...) considéré comme l'exutoire noble des impulsions tribales, mais en même temps il est le prétexte d'intolérances et d'intempestivités xénophobes (Jeux et sports, 1967, p. 1231).
Prononciation et orthographe
[gzenɔfɔb]. V. xén(o)-. Att. ds Ac. 1935.
Étymologie et histoire
1901 subst. (A. France, Monsieur Bergeret à Paris, ch. 8, 101 ds Mots 1984 n° 8, p. 192); 1906 adj. (Pt Lar.). Formé d'un élém. xéno- (v. xénophile) et de l'élém. -phobe*; sur la genèse du mot, prob. créé par A. France à propos de l'affaire Dreyfus (v. Mots, loc. cit.).
Dérivés

Xénophobie

substantif féminin
Hostilité manifestée à l'égard des étrangers, de ce qui est étranger. Anton. xénophilie. Sentiment, vague de xénophobie. Un autre trait du caractère que prend le patriotisme chez le clerc moderne: la xénophobie. La haine de l'homme pour l'« homme du dehors » (...), sa proscription, son mépris pour ce qui n'est pas « de chez lui » (Benda, Trahis. clercs, 1927, p. 69). — [gzenɔfɔbi]. V. xén(o). Att. ds Ac. 1935. — 1re attest. 1906 (Pt Lar.); de xénophobe, suff. -ie*. — Fréq. abs. littér.: 13.
Bibliographie
— Villard (P.). Naissance d'un mot grec en 1900: A. France et les xénophobes. MOTS. 1984, n° 8, pp. 191-195.