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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

Voluter

verbe
* Mot issu de l'entrée VOLUTE
rare.
a)Empl. trans.
α) Enrouler en volute. Il n'y avait que lui pour voluter un accroche-cœur noir [à ses clientes] (D'Esparbès, Lég. outil, 1903, p. 202). Empl. pronom. S'enrouler en volute. La nef arrive, elle repart. Elle demeure sur la même gouttelette d'eau qui (...) se grossit et se volute (Kahn, Conte or et sil., 1898, p. 204). Part. passé en empl. adj. Façades à pignons volutés ou taillés (Hugo, Rhin, 1842, p. 60).
β)Fil. de la soie, vx. Dévider le fil des fusées. (Dict. xixe et xxe s.).
b)Empl. intrans. Faire des volutes. La lumière qui se filtre par la verdure tendre des marronniers s'en vient voluter autour de ses formes que la marche ondule (Moréas, Le Thé chez Miranda, 1886, p. 17 ds Rheims 1969).
— [vɔlyte], (il) volute [-lyt]. Att. ds Ac. 1798. — 1res attest. a) trans. α) 1731 « dévider le fil des fusées (de soie) » (Corneille), β) 1876 « enrouler en forme de volute » (Lar. 19e), b) 1766 intrans. « faire des volutes » (J.-M. Papillon, Traité hist. et prat. de la grav. sur bois, t. 2, p. 214); de volute, dés. -er.