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TROGNON, subst. masc.
A. − Ce qui reste d'un fruit, d'un légume quand on a enlevé la partie comestible. Trognon de poire, de pomme, de salade. Une Babylone d'immondices, une Ninive d'ordures et de trognons (Du Camp, Hollande, 1859, p. 120).Les gosses de la calade (...) me bombardant avec des trognons de choux, des tomates pourries et toutes sortes d'ordures (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 151).
Loc. fig., pop., fam. Jusqu'au trognon. Jusqu'au bout, complètement. Synon. pop. jusqu'à l'os (v. os1).T'avais beau l'savoir, t'étais bon jusqu'au trognon pour la tôle (Barbusse, Feu, 1916, p. 261).
B. − Pop., fam. [Terme d'affection à l'adresse d'un enfant, d'une jeune fille, d'une femme] Synon. fam. chou.Et comme c'était, tout de même, un homme très galant, il ajoutait en me prenant la taille:Un petit trognon comme toi, ça flatte moins la vanité d'un amant... Mais c'est plus sérieux, tout de même (Mirbeau, Journal femme ch., 1900, p 343).La photographie d'un cuirassier (...) tenant son casque sur la hanche (« À son petit trognon d'amour, disait la dédicace, le grand Louis ») (Bernanos, Nuit, 1928, p. 33).
Empl. adj. Mignon. Ce qu'il est trognon! Comme il est trognon avec ce béret! (Lar. Lang. fr.).
REM.
Trognonner, verbe intrans.,fam. Prendre la forme d'un trognon. Une duègne, affreuse compagnonne, Dont la barbe fleurit et dont le nez trognonne (Hugo, Ruy Blas, 1838, IV, 7, p. 437).
Prononc. et Orth.: [tʀ ɔ ɳ ɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1393 trongnon « ce qui reste d'un fruit, lorsqu'on a enlevé la partie comestible » (Le Ménagier de Paris, éd. G. E. Brereton et J. M. Ferrier, p. 122); 1892 loc. fam. jusqu'au trognon (Claudel, Violaine, III, p. 525); 2. 1610 terme d'affection (Béroalde de Verville, Le Moyen de Parvenir, éd. A. Tournon, p. 272); 1964 empl. adj. « mignon » (Rob.). Dér. avec suff. -on*, de l'a. fr. estroigner « élaguer » (1377, Arch. MM 30, fo89 rods Gdf., s.v. estrongner), réfection d'apr. trogne2* (le moignon de l'arbre prenant la forme d'une tête) du verbe estronner « élaguer » (1326, Tournai ds Z. fr. Spr. Lit. t. 22, p. 103), forme refaite d'apr. tronc* prononcé sans la cons. finale, de estroncher (1276 ds Mém. de la Sté des Lettres de Bar-Le-Duc, année 1882), dér. de tronchier, v. tronquer (FEW t. 13, 2, p. 335, s.v. truncare). Fréq. abs. littér.: 59. Bbg. Quem. DDL t. 19; 17 (s.v. trognonner).