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THÉOCRATIE, subst. fém.
Forme de gouvernement dans lequel le pouvoir, considéré comme émanant de Dieu, est exercé par ceux qui sont investis de l'autorité religieuse ou par un souverain considéré comme le représentant de Dieu sur la terre ou comme un dieu incarné. Parcourez l'histoire; interrogez l'Asie, l'Égypte; toutes les grandes théocraties sont l'ouvrage d'un clergé qui est lui-même une société complète, qui se suffit à lui-même, et n'emprunte rien au dehors (Guizot, Hist. civilis., leçon 10, 1828, p. 13).Les théocraties charismatiques et leur vie morale. Dans ce type de sociétés et de structures globales, l'identité de l'État et de l'Église, incarnée dans le Roi-Prêtre-Dieu vivant (...) prédomine sur tous les autres groupements (Traité sociol., 1968, p. 162).
P. métaph. Il se constitue dans notre Université une sorte de théocratie. Vous avez des professeurs qui se comprennent comme des prêtres de la science (Barrès, Cahiers, t. 8, 1910, p. 54).
Prononc. et Orth.: [teɔkʀasi]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1679 « gouvernement de Dieu, d'une caste sacerdotale » (Lettre de H. Morin à P. D. Huet d'apr. Tolmer ds Fr. mod. t. 14, p. 291); 1702 (Fur.: cette théocratie [l'ancien gouvernement des Juifs] dura jusqu'à Saül. − Il y eut une théocratie imaginaire à Athènes). Empr. au gr. θ ε ο κ ρ α τ ι ́ α « gouvernement de Dieu, théocratie », mot qui semble avoir été créé au Iers. par l'historien Flavius Josèphe (Cont. Apionem, l. II, c. XVI ds Théol. cath. t. 15, 1). Fréq. abs. littér.: 104.
DÉR.
Théocrate, subst. masc. et adj.a) (Celui) qui exerce un pouvoir de nature théocratique. [Moïse confia la Genèse en] dépôt au peuple dont il était reconnu pour le prophète et le législateur théocrate (P. Leroux, Humanité, 1840, p. 523).b) (Celui) qui est partisan de la théocratie. Si « théocrate » qu'il soit par ailleurs, Dostoïevsky reprochera à l'Église catholique de trop s'incarner, de trop chercher à réaliser un ordre chrétien ici-bas, au point de contracter les souillures de la terre (Maritain, Human. intégr., 1936, p. 115). [teɔkʀat]. 1resattest. a) ca 1775 « prêtre porteur d'une souveraineté temporelle » (Restif ds Mercier Néol.), b) 1798, 27 nov. les théocrates « partisans des prêtres, de l'Église » (ds Aulard, Paris pendant la Réaction thermidorienne, t. 5, p. 228 ds Brunot t. 9, p. 911); dér. régr. de théocratie.
BBG.Dub. Pol. 1962, p. 429. − Gohin 1903, p. 288 (s.v. théocrate). − Vardar Soc. pol. 1973 [1970], p. 312.