TENTACULE
substantif masculinRemarque : En dépit de son « e » terminal, tentacule est masc., mais beaucoup d'aut. le considèrent comme fém.: La pieuvre, dont les tentacules gluantes sortent et rentrent alternativement (Lévi-Strauss, Anthropol. struct., 1958, p. 216).
— P. anal. Deux grues projetaient leurs tentacules au-dessus de ce matériel, s'en emparaient, le balançaient dans l'air puis, avec un bruit de chaînes, le déposaient à pied d'œuvre (, Hôtel Nord, 1929, p. 243).
— P. métaph. ou au fig. Et nous descendions vers notre chambre, emportant pour le grand voyage du demi-sommeil cette connaissance d'un monde où la pierre mystérieuse coule sans fin parmi les eaux comme dans l'espace ces tentacules de lumière qui plongent mille ans pour nous parvenir (, Courr. Sud, 1928, p. 62). Du moins apparaîtrait-elle ainsi, cette première vie religieuse, un composé de roses artificielles et de musiques, si elle ne projetait jusqu'au fond de son cœur d'enfant, comme autant de tentacules despotiques et fouillantes, les premières gênes de la vie morale (, Augustin, t. 1, 1933, p. 15).
Prononciation et orthographe
[tɑ̃takyl]. Att ds Ac. dep. 1835.
Étymologie et histoire
1767 (E.-L. Geoffroy, Traité sommaire des coquilles, p. 12). Dér. sav. du lat. tentare (temptare) « toucher, tâter ».
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 115.
Bibliographie
Dauzat Ling. fr. 1946, p. 42.