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Voir également: relaps, relapse, adjectif 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

RELAPS, -APSE,

substantif et adjectif
RELIG. CATH. (Celui, celle) qui est retombé(e) dans l'hérésie après l'avoir abjurée. Synon. hérétique. Les ministres du culte [religionnaire], et ceux qu'on appelait les relaps, étaient condamnés aux galères ou à la mort; et, comme enfin on avait déclaré qu'il n'y avait plus de protestants en France, on considérait tous ceux qui l'étaient comme relaps (Staël, Consid. Révol. fr., t. 1, 1817, p. 32). Jeanne hérétique, Jeanne sorcière, Jeanne relapse. Ennemie de Dieu — Ennemie du Roi — Ennemie du Peuple. Qu'on l'enlève! — qu'on la tue! — qu'on la brûle! (Claudel, J. d'Arc, 1939, 3 p. 1203).
• Loc. adj. Laps et relaps. Qui est tombé dans l'hérésie, l'a abjurée pour se convertir au catholicisme, puis est retombé dans l'hérésie. Henri IV, qui de protestant se fit catholique après la Saint-Barthélemy, et qui plus tard revint au protestantisme, fut traité de laps et relaps (Littré, s.v. laps).
— P. anal. (Celui, celle) qui réitère une erreur ou une faute de jugement. Synon. impénitent, incorrigible, récidiviste. Plusieurs poètes mucilagineux et inextricables énumérèrent les châtiments afflictifs qu'une vigoureuse répression devrait exercer contre les impénitents ou les relaps de la misère (Bloy, Hist. désobl., 1894, p. 209).
Prononciation et orthographe
[ʀəlaps]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1384 (Arch. nat., Accords homologués au Parlement de Paris, XIc , 48 ds B. de la Sté de l'hist. de Paris, t. 5, p. 87). Empr. au lat. médiév. relapsus « retombé dans l'hérésie » (1324 ds Latham), empl. partic. du part. passé du class. relabi « tomber en arrière ».
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 23.